Au milieu du gué
Mi-parcours
Le mandat court de 2014 à 2020. Une (modeste) révolution de palais n’a pas eu lieu lors du dernier conseil municipal, solennel par bien des points. Il marquait non seulement la reprise après la longue interruption de l’été mais aussi la réception de deux nouvelles élues suite aux deux démissions pour raisons personnelles d’une adjointe et d’une conseillère. Enfin, sa place à peu près à mi-chemin du mandat fournissait à chacun l’occasion d’un premier bilan.
Ce conseil, bien rendu par la plume souvent piquante du correspondant local de Sud-Ouest, a révélé un certain nombre de convergences et de divergences, parmi lesquelles :
– des différences d’évaluation quant aux charges supportées par les adjoints. A une courte voix, 9 OUI contre 8 NON et 1 abstention, il a été décidé de laisser vacant le poste d’adjoint libéré et de distribuer les différentes charges résultantes aux adjoints restants.
– une commune appréciation de notre participation à l’Agglo, où l’on voit se restreindre le potentiel d’action propre à l’action communale : maison de santé, rue André Routier, …
– le soucis partagé par la plupart de préserver les biens communs, lors d’une discussion passionnée à propos d’une demande d’achat par des particuliers de bouts de chemins ruraux
Les actions à continuer
+ les TAP
Poursuivant le choix fait par l’équipe précédente, ils sont toujours gratuits.
+ le passage au zéro-phyto.
Certes obligatoire, il peut être fait de façon plus ou moins dynamique. Il s’est accompagné de réalisations qui agrémentent le village : le kiosque à livre, le mobilier en bois, quelques sculptures, les espaces verts.
Une constatation, une question, une suggestion :
* la constatation : le zéro-phyto demande plus d’intervention mécanique, donc notamment plus de temps pour une équipe technique dont l’effectif a diminué.
* la question : comment faire aussi bien (voire mieux) avec moins sans changer d’espace spatio-temporel ?
* des suggestions : un article du Monde présente des alternatives au glyphosate mises en œuvre par les communes. Un élément décisif repose sur l’ensemble des habitants : que nous prenions encore plus (…) soin de notre village, en nettoyant devant chez soi, en utilisant les poubelles et en veillant les chiens victimes de l’incivilité de leur propriétaire. Et s’habituer à voir la nature pousser dans les interstices…
+ les activités de la médiathèque
Parmi lesquelle l’expo Regard, les nombreuses animations et la communication autour de la nature. Rien d’exhaustif ici, le mieux c’est d‘aller y voir 🙂
+ le camping
Il a réouvert cet été en délégation de service public par monsieur Khalkhal, gérant de la société Anim’sud, avec du dynamisme et des innovations notamment pour les enfants. Et il est ouvert toute l’année !
+ la maison de santé
Serait-elle victime de son succès ? Elle n’est pas en capacité de recevoir un médecin supplémentaire. C’est surprenant si l’on considère qu’elle avait été conçue pour lutter contre la désertification en cours, laquelle nécessite de recevoir un médecin supplémentaire… L’agglo, principale porteuse du projet, a d’autres priorités.
Par ailleurs, l’arrivée très appréciée d’une doctoresse cette année ne doit pas interrompre la dynamique de recherche de nouveaux médecins, l’activité de nos deux docteurs « historiques » se rapprochant de son terme.
+ l’église St-Félix
a donné lieu à une très réussie manifestation lors de la journée du patrimoine. Le plus beau bâtiment d’Astaffort entamerait-il sa renaissance ?
+ la réfection de la rue André Routier
décidée par l’agglo, elle a commencé ce mois-ci et devrait se poursuivre jusqu’à fin février. Nous aurons l’occasion d’y revenir, mais il paraîtrait judicieux de revoir les emplacements des espaces verts et des parkings ainsi que l’installation de la rampe d’accès aux commerce, et peut-être d’y ajouter un espace pour enfants ?
+ poursuivre la recherche de solutions à la question des pigeons. La première solution mise en œuvre a été interdite par la préfecture. La question est notamment cruciale pour l’activité « Aide aux devoirs » proposée par l’association Libre-en-tête. Cette activité est actuellement accueillie dans un studio possédé par le CCAS, Cette solution, qui empêche le studio de retrouver sa destination naturelle, présente en plus l’inconvénient de donner sur une cour qui nécessiterait un nettoyage quotidien pour lutter contre la présence des pigeons, qui rendent cet espace insalubre et même dangereux pour la santé. L’association a porté le problème à la connaissance des élus ainsi que de l’association Voix du Sud, une salle en rez-de-chaussée de la maison des assos paraissant utilisée seulement quelques jours dans l’année. L’association espère une réponse.
… à entreprendre
Pour ouvrir une liste de ce qu’on pourrait faire si :
- un espace pour les enfants au centre du village (rue ou place André Routier ?)
- l’inauguration du stade de foot. Le SCAF a puisé de nouvelles énergies avec le nouveau terrain. De nombreux adhérents, une école de foot dynamique, une récente équipe féminine bien partie pour rejoindre au firmament la mythique équipe des « moins de 15 ans » de la saison 2003-2004. Une belle inauguration, par le chemin piéton, nous ferait voir que le nouveau stade n’est guère plus loin que l’ancien, et moins risqué à atteindre !
- … (liste à compléter…)
… ou à réactiver
Certaines initiatives ont vu le jour durant ces trois premières années, sans suite pour l’instant. Parmi celles-ci :
1) la journée citoyenne avait permis de constituer plusieurs équipes, chacune étant chargé d’améliorer tel ou tel coin de notre village, activité qui prendrait un sens nouveau depuis le passage au zéro-phyto.
2) l’accueil des migrants : le conseil municipal du 18 novembre 2015 avait donné lieu à débat après la lecture du ministère de l’intérieur encourageant les communes à accueillir des migrants. Un consensus s’en était dégagé sur l’intérêt de répondre positivement à cette sollicitation, qui s’inscrivait dans la continuité de l’histoire du village, constituée pour bonne part de la richesse apportée par les migrants à différentes époques. Parmi les actions décidées alors,
* une « liste des conditions à réussir pour accueillir deux familles de migrants » avait été créée et rendue publique sur le site de l’association « On n’est pas sorti de l’auberge »
* le compte-rendu du conseil municipal de décembre 2015 n’en porte pas trace, mais il semblerait que le conseil ait alors été informé que la mairie ne prendrait pas en charge la question et souhaiterait qu’une asso porte le projet
* le CCAS a décidé de demander des devis de rénovation pour un logement libre
* « l’état des lieux des logements sociaux de la commune et du CCAS » a peut-être été fait mais n’a pas été porté à la connaissance du conseil ni du village.
